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Samedi 14 octobre 2006

         

              I.                   Présentation du Réseau National pour l’accès des femmes aux NTIC

L’idée de la création du réseau national pour l’accès des femmes aux nouvelles technologies de l’information et de la communication (RENAF- NTIC) est née après que trois (3) femmes se soient formées au Diplôme universitaire de communicateur multimédia (DUCM) du RESAFAD en 2000. Après de vaines  tentatives de regroupements des anciens étudiants qui ont suivi cette formation, elles ont décidé de créer une association pour aider les autres femmes du Burkina Faso à pouvoir suivre des formations du même genre et du même coup aider les jeunes filles déscolarisées qui sont en quête d’emploi et qui ont sans doute besoin d’une petite expérience en informatique pour améliorer leur curriculum vitae. C’est finalement le 28 décembre 2002 que s’est tenue l’assemblée générale constitutive du RENAF- NTIC. L e réseau a été officiellement reconnu le 27 mai 2003 et a pour présidente, madame KONE/ TAGO Haoua, communicatrice multimédia certifiée. Les membres du réseau se réunissent une fois par mois pour discuter des activités en cours d’exécution. Contrairement à ce que d’aucun pense, le réseau n’est pas un regroupement de femmes expertes en NTIC. Il regroupe des femmes de diverses couches socioprofessionnelles qui s’intéressent à la promotion de l’utilisation des NTIC pour l’amélioration de leur conditions de vie et de travail et qui se sont fixé pour objectifs d’aider leurs sœurs, leurs collègues et leurs amies et partant de là toute la société burkinabé à acquérir des connaissances dans quelque domaine que se soit.

 L’association a également des membres qui sont des jeunes filles sans emploi pour la plupart et qui sont soucieuses de leur avenir. Elles souhaitent donc se former aux NTIC pour améliorer leur condition dans la recherche de l’emploi.

 

 

 

 

Le RENAF- NTIC est une association nationale. Elle devrait mettre en place des coordinations régionales mais par manque de ressources  financières et matérielles, seulement 5 coordinations régionales sur 13 ont pu mettre leurs bureaux en place au cours de l’année 2004. Ce sont : les coordinations du centre, des hauts bassins et de  la Boucle du Mouhoun, du Centre Ouest et du Centre Sud. Les autres structures ont sans doute des responsables provisoires qui sont chargées d’organiser les autres femmes dans leurs régions. Elles  attendent un appui de la coordination nationale pour s’organiser en vu de démarrer leurs activités.

 

 

 

Le RENAF- NTIC a pris l’initiative de contacter d’autres femmes de la sous -région pour les sensibiliser à l’utilisation des NTIC. C’est ainsi que des femmes du Bénin, du Togo, de la Guinée équatoriale  et du Mali ont répondu favorablement à cette initiative et se préparent à mettre en place des réseaux semblables dans leurs pays. L’objectif à long terme est de parvenir à créer un réseau africain ou régional pour l’accès des femmes aux NTIC.

 1.1    Objectifs et résultats attendus

 -          Promouvoir l’égalité de chance dans la société de l’information ;

 -          Créer un environnement favorable à l’utilisation des NTIC par les femmes et les filles du Burkina Faso ;

 -          Former les femmes à l’utilisation des NTIC pour la réalisation de leurs activités professionnelles.

 1.2  Objectifs spécifiques

 -          Créer un centre national pour l’accès des femmes aux NTIC ;

 -          Créer des centres régionaux pour l’accès des femmes aux NTIC ;

 -          Créer des centres provinciaux et départementaux pour l’accès des femmes aux NTIC 

 Il s’agira d’offrir des cadres d’entraide et de solidarité aux femmes pour leur participation effective au développement du Burkina Faso. Le réseau entend contribuer à la lutte contre la pauvreté et la marginalisation des femmes et des filles aussi bien dans les zones urbaines que dans les zones rurales.

 1.3  Résultats attendus pour l'année 2006

 Un centre national d’accès aux NTIC est créé d’ici la fin de l’année 2006 ; il est  équipé de matériel informatique et est connecté à Internet.

  

 pour le bureau exécutif national

La présidente

 

KONE/ TAGO Haoua

 

 

 

 

 

Par KONE/ TAGO Haoua
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Samedi 14 octobre 2006

 

 

 

               

 

 

           

   Nom   :             KONE née TAGO          

Par KONE/ TAGO Haoua
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Dimanche 15 octobre 2006

Bonjour à tou.t.e.s

Lors de son séjour au Burkina Faso du 29 septembre au 05 octobre 2006, Miep LENOIR, la nouvelle chargée du programme réseautage de IICD a rencontré les modératrices du groupe TIC-genre-BF et certains membres du Réseau National pour l'Accès des Femmes aux NTIC (RENAF-NTIC). Cette séance de travail qui a eu lieu à l'Hotel la Palmeraie de Ouagadougou a donné l'occasion aux modératrices et aux membres du Réseau de s'entretenir sur l'évolution des échanges. Comment motiver les mebres du groupe à mieux  contribuer aux échanges et comment impliquer davantage de femmes dans le groupe.

Photo des modératrices en compagnie de Miep LENOIR

Par KONE/ TAGO Haoua
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Dimanche 15 octobre 2006

Résumé du thème N° 1 « L’implication de la femme dans les Technologies de l’Information et de la Communication (TIC) ». Comment peut –on sensibiliser ou libérer les femmes pour qu’elles puissent participer aux formations en informatique, aux formations à distance par les TIC. Comment peut –on amener les femmes à fréquenter les centres Internet pour acquérir davantage de connaissances et de compétences afin de parvenir à mieux développer leurs domaines d’activités puisqu’elles représentent la majorité de la population burkinabé ? Comme vous le savez, on ne peut pas développer un pays en mettant de côté la majorité de sa population.

 

 

 

Le thème de N° 1 a été discuté du 8 septembre au 7 octobre 2006.

Voici donc un résumé des débats :

Au cours de la semaine du 8 au 15 septembre, les débats ont été très intéressants et très motivants.Des participants ont faits des propositions pour mieux orienter les débats.

Monsieur Lougué a proposé le canevas d'échanges suivant  :

 

1 - identification des difficultés actuelles d'accès des femmes

 

burkinabé aux TICs

 

2 - classification des difficultés par catégories

 

3 - identification des facteurs influençant l'accès des femmes

 

burkinabé aux TICs

 

4 - proposition d'actions concrètes (Y compris notre propre

 

contribution).

 

Mme DAO ANN dit qu'elle pense plus au mot ‘défavorisée’ qui renvoie,

 

dans notre contexte, à la condition socio-économique. Pourtant,

 

l'épanouissement n’est pas simplement matériel. Une femme qui fait du commerce

 

par exemple et qui gagne bien sa vie, est épanouie dans son milieu, mais

 

on peut toujours améliorer sa condition. Or, si nous nous limitons aux

 

femmes défavorisées, aux femmes rurales, etc., nous risquons d’écarter

 

certaines problématiques intéressantes, des problématiques qui

 

intéressent tout le monde, y compris les hommes.

 


 

Quand à Monsieur Sylvestre, il pense qu'il faut que nous sérions les

 

choses:

 

Il ya un public favorisé, mais qui manque d'informations sur le

 

potentiel des TIC

 

Selon lui, il ya un public défavorisé, mais qui peut profiter

 

DIRECTEMENT des TIC grace à une politique adéquate.-foirmation, création accès,

 

contenus...)

 

Il ya un public défavorisé qui peut tirer profit INDIRECTEMENT des TIC,

 

ca aussi grace à une approche appropriée.(programmes multimédias

 

adaptés, écrans tactiles...).Il ya enfin le Public expert ou praticien qui, lui, doit guider les

 

autres dans ce labyrinthe. Ce sont là les grandes idées de la discussion. De nombreux intervenants ont apporté leurs contributions à ce sujet. Benjamin, Makaiza DAO,

 

Sabine KONATE, Mme SANA, Rachid T., etc...

 

 

Au cours de la semaine 2 (du 15 au 22 septembre), les débats ont été surtout orientés vers une classification de difficultés d’accès aux TIC au niveau des femmes. Il ressort de ces discussions que plusieurs difficultés empêchent les femmes d’accéder aux TIC. On peut situer en première position la non motivation sensibilisation ou non prise de conscience de la nécessité de l’utilisation des TIC, le manque de moyens financiers, le manque de temps, etc. Il faut donc sensibiliser les femmes pour une plus grande participation aux activités TIC.

Le groupe a aussi échangé sur les possibilités d’accès aux TIC qui sont offertes aux associations de la société civile en milieu rural  par le projet ADEN. A ce sujet, des contributions nous ont permis de bénéficier davantage de renseignements sur les activités d’ADEN.

La semaine du 22 au 27 septembre a été malheureusement pauvre en intervention. Cela est dû sans doute aux occupations des participants, à la monotonie dans les débats mais aussi au ton plus ou moins agressif qui c’était installer entre les participants. En tant que modératrice, j’ai saisis l'opportunité de la synthèse pour rappeler la charte de cette liste qui n’était d'ailleurs pas étrangère à la plupart des participants mais qui a quand -même des difficultés d'application.

 

Les discussions se sont  focalisées sur les difficultés d'accès des femmes aux TIC, à la recherche des voies et moyens pour y remédier. Les participants ont donné leurs opinions chacun en fonction de son expérience et de son domaine de travail.

 

La semaine du 27 au 03 octobre a été une occasion pour nous de profiter de l’arrivée de la chargée de programme pour instaurer un climat de confiance entre les participantes. En effet, une rencontre entre madame Miep et les modératrices nous a permis de rassurer les femmes de la nécessité de revoir les conditions d’interventions sur la liste. Nous avons également rencontré Monsieur Sylvestre OUEDRAOGO et Miep pour échanger de la même question. Il ressort de ces échanges que les femmes étant les principales concernées de ces débats, il est préférable qu’une grande place leur soit accordée. Les hommes peuvent intervenir pour apporter des contributions mais éviteront désormais de trop polémiquer sur la liste au risque de démotiver les femmes.

 

La dernière semaine a connu l’intervention de quatre dames  hautement impliquées dans les TIC. Il s’agit de mesdames Roukiattou OUEDRAOGO, journaliste à Burkina-NTIC, IRIA KI Lydia en étude à l’Université de Montréal, YODA/ BERE Yvette, Inspectrice de SVT en étude à l’Université de Rouen et SAWADOGO/ NABALOUM Nathalie, Gestionnaire du Siteweb de la TNB et vice- présidente de RENAF-NTIC. Ces réactions qui viennent juste après l’apaisement du climat nous prouvent que les femmes ont vraiment besoin de calme et de sérénité pour bien réfléchir à leurs situations en matière de TIC. Nous nous réjouissons donc que ce thème se termine sur une note de satisfaction générale.

 

Merci à tous ceux et celles qui ont bien voulu y participer malgré leurs multiples occupations.

 

A bientôt donc pour le thème N°2.

 

La modératrice

 

KONE/ TAGO  Haoua

 

Par KONE/ TAGO Haoua
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Dimanche 15 octobre 2006

THEMES DE DISCUSSION TIC-genre-BF

 

 

Thème de discussion N° 1 : « L’implication de la femme dans les Technologies de l’Information et de la Communication (TIC) ». Comment peut –on sensibiliser ou libérer les femmes pour qu’elles puissent participer aux formations en informatique, aux formations à distance par les TIC. Comment peut –on amener les femmes à fréquenter les centres Internet pour acquérir davantage de connaissances et de compétences afin de parvenir à mieux développer leurs domaines d’activités puisqu’elles représentent la majorité de la population burkinabé ? Comme vous le savez, on ne peut pas développer un pays en mettant de côté la majorité de sa population.

Le premier thème a été clos le 7 octobre.

 

Nous lançon donc ce thème pour un mois. 2. Montage et financement des projets TIC destinés aux femmes
3. Sensibilisation des femmes sur la pandémie du VIH-SIDA et IST
4. Sensibilisation des femmes sur la santé de la reproduction
5. Lutte contre les pesanteurs socioculturelles ( excision, mariage forcé, lévirat, sorcellerie)
6. Promotion des activités socioéconomiques de la femme ( entrepreneuriat féminin)
7. Développement de la femme en milieu rural (éducation, alphabétisation, Lutte contre la pauvreté
8. Protection de l’environnement (cadre de vie, éducation environnementale, éco- citoyenneté)
9. Promotion de l’éducation des filles
10. Droits de la femme
11. Trafique et travail des enfants,

 

12. femmes et leadership.

 

 etc…

 

L’objectif est de dégager les pistes de réflexion pour un réveil des femmes.

Par KONE/ TAGO Haoua
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