La ville de Bobo-Dioulasso a abrité les activités commémoratives de la Journée internationale de la femme au plan national, célébrée cette année sous le thème : “Impunité, violences faites aux femmes”. Discours, défilé et remise de décorations ont été les moments forts de la fête du 8-Mars dans la ville de Sya qui accueille pour la deuxième fois après 2000, cette manifestation où tout se conjugue au féminin.
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Le Boulevard de la Révolution dans sa partie comprise entre la gare de SOGEBAF et le pont d’Accart-Ville a connu une ambiance des grands jours. Les femmes habillées en tenues taillées pour la circonstance y ont afflué pour fêter la journée qui leur est dédiée. Parmi elles, la Première dame du Burkina, Chantal Compaoré, épouse du chef de l’Etat avec à ses côtés
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Les femmes ont défilé pour fêter la Journée du 8-Mars.
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Kadiatou Yonli, épouse du Premier ministre, Sika Kaboré, épouse du président de l’Assemblée nationale. Il y avait également les ministres de la Promotion de la femme, de la Culture, des Arts et du Tourisme et celle de l’Action sociale et de la Solidarité nationale. Les épouses du chef de l’Etat, du président de l’Assemblée nationale, du Premier ministre, les hommes dont les membres du gouvernement, les présidents d’institutions et les autorités de la région des Hauts-Bassins sont venus soutenir les femmes dans leur combat pour l’éducation et la responsabilisation. Selon le ministre de la Promotion de la Femme, Gisèle Guigma, “ la situation de la femme, tant du point de vue de l’éducation que celui de sa responsabilisation reste insatisfaisante. Au plan politique, le taux de participation et de représentation des femmes aux sphères de décision reste encore faible. Au plan économique, on a toujours relevé le faible accès des femmes à la terre, aux crédits, aux technologies de production, ce qui réduit leurs capacités de production (…) ”. La représentante résidente de l’UNICEF au Burkina Faso, Joan French a précisé que “ seulement 14,3% des femmes occupent des postes ministériels dans le monde ”. En 2006, 55% des filles, a-t-elle ajouté, ont accès à l’école contre 37,6% en 2000. Au Burkina Faso, a-t-elle poursuivi, les femmes sont sous représentées dans les sphères de décision. C’est pour cela, affirme, Gisèle Guigma le thème choisi au niveau national à savoir “ Education et responsabilisation des femmes ” nous interpelle davantage. Le gouverneur des Hauts-Bassins, Bêbrigda Mathieu Ouédraogo, président du comité régional d’organisation des manifestations a relevé les enjeux et l’importance du thème national. Quant à Mme Chantal Compaoré, qui a présidé la journée du 8-Mars à Bobo, elle a évoqué le sens et la portée de l’événement avant d’inviter les femmes à mériter la discrimination positive en faisant preuve de compétence et en s’inspirant de l’exemple de combativité des princesses Yennenga et Guimbi Ouattara. L’épouse du chef de l’Etat a également exhorté “ l’autre moitié du ciel ” à se mobiliser pendant les élections législatives du 6 mai 2007 afin d’augmenter le nombre de députés femmes à l’Assemblée nationale qui compte à ce jour 13 députés seulement sur 111.
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Elle a préconisé la mise en place d’un mécanisme spécifique afin d’attribuer des bourses aux filles dans les universités pour favoriser l’émergence des femmes compétentes. La journée du 8-Mars a également permis aux femmes qui se sont distinguées pendant ces dernières années d’être décorées. Au nombre de 20, elles ont été élevées au rang d’officiers et de chevaliers de l’Ordre national.
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Chantal Compaoré, épouse du chef de l’Etat, décorée par le grand Chancelier des Ordres burkinabè.
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Mme Chantal Compaoré é été élevée à la dignité de Grand Croix de l’Ordre du mérite burkinabé.
Célestin Tiendrébéogo, directeur général de la SOFITEX, seul homme parmi les femmes décorées a été fait commandeur de l’Ordre National. Après les discours et les décorations un grand défilé a suivi, qui a vu la parade de troupes militaires et para militaires, les associations féminines, les groupements professionnels des femmes, les élèves des écoles publiques, privées et des centres de formation pendant plus d’une heure. Avant le jour “ J ”, les femmes avaient organisé un cross, des expositions ventes, des ateliers et visité le Clair logis au secteur n°21 de Bobo-Dioulasso. Les activités commémoratives s’achèvent ce soir par des danses populaires et une nuit culturelle au théâtre de l’Amitié de Bobo. Rendez-vous a été pris avec les femmes du Burkina le 8-Mars 2008 à Tenkodogo dans le Boulgou.
Adaman DRABO
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Les à-côtés du 8 mars |
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* Quand AJSB cache AJSB L’AJSB, la structure regroupant les journalistes sportifs du président Alexis Konkobo a un homonyme à Bobo-Dioulasso. Lors du défilé marquant la 150ème anniversaire du 8-Mars à Bobo-Dioulasso, une banderole a fortement retenu l’attention du public et même épaté plus d’un. On pouvait en effet lire sur celle-ci “ AJSB ”. Beaucoup ont y vu l’Association des journalistes sportifs du Burkina et non l’Association jeunesse solidarité de Bindougousso qui participait à ce défilé. * Le défilé avant les discours A la célébration, du 8-Mars sur le Boulevard de la Révolution, les défilés ont précédé les discours. Mais compte tenu du nombre élevé des femmes qui prenaient part au défilé, les organisateurs ont été obligés de le suspendre pour la série discours avant de le reprendre à la fin des allocutions. * Seul homme parmi les femmes ! Une vingtaine de femmes ont été décorées pendant la célébration du 8-Mars à Bobo-Dioulasso. Célestin Tiendrébéogo, directeur général de la SOFITEX a été le seul homme à recevoir une médaille parmi les femmes. Sur un ton empreint d’humour, celui-ci a affirmé : “ Je demande aux hommes de ne pas être jaloux. Je suis leur représentant à la cérémonie de décoration. Ils doivent se réjouir avec moi et l’ensemble des femmes A.D. et F.O |
Dans le cadre des activités commémoratives de la Journée internationale de la femme au Burkina, le ministère de la Promotion de la femme a organisé du 6 au 7 mars 2007, au ciné Sanyon de Bobo-Dioulasso, un forum national qui a réuni 429 participants venus des 352 départements du Burkina. Cette rencontre a permis d’une part, de faire le bilan et d’envisager les perspectives de la lutte contre la pauvreté des femmes et d’autre part, de se pencher sur les thèmes international et national du 8 mars 2007.
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Le forum a eu pour objectif de “ jeter non seulement un regard sur les actions entreprises pour lutter contre la pauvreté des femmes, mais aussi de dégager les stratégies pertinentes de promotion ”, a précisé la présidente du comité d’organisation de la rencontre, Mme Millogo / Sorgho Marie-Claire.
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Les femmes, venues des 352 départements du Burkina ont massivement participé au forum.
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Elle a ajouté qu’il s’agissait également d’ “ identifier les obstacles à l’éducation et à la responsabilisation réelle des femmes afin de proposer des stratégies d’éducation de la femme et de la jeune fille dans le contexte actuel de mutation sociale au Burkina Faso ”.
Pendant deux jours, les femmes ont débattu sur “ Le contexte général de la pauvreté au Burkina Faso et de la pauvreté des femmes ”, “ Le bilan des acquis du 8-Mars 2006 ”, “ Les stratégies de promotion de la micro finance au profit des femmes ”. Elles ont par ailleurs eu droit à des panels sur les thèmes international et national du 8-Mars 2007 qui sont respectivement : “ Mettre fin à l’impunité sur les violences à l’égard des femmes ” et “ Education et responsabilisation des femmes ”. Leurs préoccupations par rapport au thème international sont, entre autres, le refus de certaines victimes de violences de poursuivre les auteurs en justice, le faible exercice de la citoyenneté de la femme, l’image négative de la femme dans la presse et dans certains documents scolaires, l’intégration des femmes dites mangeuses d’âmes dans leurs communautés et le rejet des filles enceintes par certains parents.
En ce qui concerne le thème national de la journée internationale de la femme, les préoccupations des participants au forum ont surtout trait à la non traduction en langues locales de certains documents utilisés par les femmes illettrées, à la faible participation des femmes aux sphères de prises de décisions, au devenir des filles déscolarisées et au manque de normalisation de certaines structures éducatives. En outre, des propositions de “ réformes éducatives soucieuses de la situation particulière des filles et des femmes ” ont été faites. Elles portent essentiellement sur le renforcement des moyens d’action de la femme et de la jeune fille et leur responsabilisation par la systématisation de l’éducation aux compétences pour la vie, la connaissance des droits et devoirs des femmes par elles-mêmes, l’orientation personnelle de leur vie et l’égalité d’accès à l’éducation.
Au niveau des stratégies de promotion de la micro-finance au profit des femmes, les participants ont souhaité de meilleures conditions et modalités d’accès aux crédits et de remboursement de même que la décentralisation des institutions de micro crédit, notamment le Fonds d’appui aux activités rémunératrices des femmes (FAARF).
Visiblement satisfaite des conclusions du forum, le ministre de la Promotion de la Femme, Mariam Marie Gisèle Guigma a affirmé à la cérémonie de clôture que : “ Les pistes de réflexion qui ont été dégagées de cet atelier-forum, en vue de lever les contraintes liées à l’éducation et à la responsabilisation des femmes constituent pour moi une précieuse contribution à la promotion de la femme ”.
Urbain KABORE
Journal SIDWAYA
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